En me levant lundi matin, à 6h en même temps que le soleil, j’écarte avec empressement les rideaux de ma chambre d’hôtel et ouvre la fenêtre… la première vue de Medellín me fait une forte impression ! A flanc de montagne se dresse une forêt clairsemée de tours de béton au-dessus de la végétation tropicale, qui exhale un parfum vivifiant qu’accompagnent des chants d’oiseaux, inattendus au cœur d’une métropole de 2,5 millions d’habitants. En amont, les habitations les plus hautes sont masquées par intermittence par des volants de brume qui dévalent les pentes depuis les sommets. Cette vue incroyable, qui pourrait être tout droit sortie de l’imagination de Miyazaki, ne ressemble à rien de ce que j’ai pu voir en réalité, en photo. Je suis en plein rêve ! En arrivant dimanche soir, les traits de Medellín m’ont été occultés par la pénombre de la nuit et l’écrasement de la fatigue. Ce matin, je découvre une ville verticale aux tons intenses : le vert franc de la végétation, le rouge brique des édifices, le gris puissant des nuages chargés d’humidité, qui frôlent nos têtes à cette altitude.
Lors de mon premier trajet vers mes futurs bureaux, je dévore des yeux tout ce qui se présente ; la route qui suit la ligne du fond de la vallée est bordée d’arbres tropicaux opulents. L’impression de frais de l’atmosphère m’enivre.
Le soir quand la nuit tombe, j’observe la ville en essayant de me persuader que « oui, je suis bien à Medellín » ! En contemplant, depuis la terrasse du 15ème étage, les lumières de la ville et l’ombre intimidante des tours, je me rappelle que Medellín était jadis la ville la plus dangereuse du monde avec les sagas morbides du Cartel, que dirigeait Pablo Escobar. L’enfer, la violence urbaine, expéditive, aveugle, sans merci, le paradis des sicaires. Fantasme ! Aujourd’hui j’y suis… dans cette vallée urbanisée, isolée au milieu d’une chaîne de montagne couverte de verdure. Je suis quelque part en Colombie.
Lors de mon premier trajet vers mes futurs bureaux, je dévore des yeux tout ce qui se présente ; la route qui suit la ligne du fond de la vallée est bordée d’arbres tropicaux opulents. L’impression de frais de l’atmosphère m’enivre.
Le soir quand la nuit tombe, j’observe la ville en essayant de me persuader que « oui, je suis bien à Medellín » ! En contemplant, depuis la terrasse du 15ème étage, les lumières de la ville et l’ombre intimidante des tours, je me rappelle que Medellín était jadis la ville la plus dangereuse du monde avec les sagas morbides du Cartel, que dirigeait Pablo Escobar. L’enfer, la violence urbaine, expéditive, aveugle, sans merci, le paradis des sicaires. Fantasme ! Aujourd’hui j’y suis… dans cette vallée urbanisée, isolée au milieu d’une chaîne de montagne couverte de verdure. Je suis quelque part en Colombie.